PUULSION

Maria Grazia Chiuri quitte Dior : la fin d’un chapitre féministe et iconique

C’est une page qui se tourne chez Dior. Après neuf années à la tête des collections féminines de haute couture, de prêt-à-porter et d’accessoires, Maria Grazia Chiuri tire sa révérence. Son ultime défilé, la collection Resort 2026 présentée à Rome, résonne déjà comme un adieu aussi intime que symbolique. Avec ce départ, la maison Dior perd plus qu’une directrice artistique : elle voit s’éloigner une vision, une conviction, une voix.

Première femme à occuper ce poste depuis la fondation de la maison en 1947, Maria Grazia Chiuri n’a jamais cherché à se fondre dans l’héritage. Au contraire, elle l’a confronté, réinterprété, féminisé. Son langage créatif, nourri d’un féminisme affirmé, a profondément marqué l’ADN de Dior. Des t-shirts « We should all be feminists » aux collaborations avec des artistes engagées comme Judy Chicago ou Mickalene Thomas, Chiuri a inscrit dans la mode une parole politique sans jamais sacrifier l’élégance.

Son empreinte ne se limite pas à l’idéologie. Sous sa direction, la maison a connu une croissance spectaculaire, notamment dans la couture, dont les ventes ont été multipliées par quatre. À travers des silhouettes puissantes, une rigueur dans la coupe, et un respect absolu du savoir-faire des ateliers, elle a su conjuguer engagement et désirabilité — deux mots rarement alliés dans l’industrie du luxe.

Dans son message d’adieu, elle remercie Bernard Arnault pour sa confiance, Delphine Arnault pour son soutien, mais surtout ses équipes et les petites mains : « Leur talent et leur expertise m’ont permis de réaliser ma vision d’une mode féminine engagée, en dialogue constant avec plusieurs générations d’artistes femmes. »

Pour l’heure, Dior n’a pas encore officialisé le nom de son ou sa remplaçante. Mais les rumeurs sont persistantes : Jonathan Anderson, fraîchement nommé à la tête du vestiaire masculin, pourrait étendre son influence sur les collections féminines. Une double casquette qui, si elle se confirme, ouvrirait un tout nouveau chapitre, à surveiller de très près.

Avec le départ de Maria Grazia Chiuri, Dior perd plus qu’un regard : une boussole. Celle qui, dans un monde parfois cynique, a su rappeler que la mode peut — et doit — avoir du sens. Le luxe y gagne rarement autant qu’il y a gagné avec elle. À présent, l’avenir s’écrit ailleurs. Mais l’empreinte, elle, est indélébile.

Laisser un commentaire

À propos

Welcome to OnyxPulse, your premier source for all things Health Goth. Here, we blend the edges of technology, fashion, and fitness into a seamless narrative that both inspires and informs. Dive deep into the monochrome world of OnyxPulse, where cutting-edge meets street goth, and explore the pulse of a subculture defined by futurism and style.

Recherche